20181218_094101Mardi 18 décembre 2018, la classe de 1 BASDOM, après avoir travaillé par groupes sur des thèmes de l'arthérapie, a rencontré le clown Babo.

Cette classe avait au préalable effectué des recherches, réalisé des diaporamas sur cette thématique et s'interrogeait beaucoup sur les bienfaits de l'arthérapie. La rencontre, organisée par leurs enseignantes, Mmes Descoings, Champeaux, Cantau, et Clément, a été une surprise pour les élèves. Le clown Babo a en effet surgi, depuis la réserve à balais, dans la classe alors que les élèves présentaient leurs exposés. Son attitude complètement décalée (léchant du sucre, leur serrant la main...) a, dans un premier temps, destabilisé les élèves : ils étaient amusés, émus, parfois gênés. Voir la vidéo :

La clown Babo et les 1B ASDOM

Une fois qu'ils se sont familiarisés à la présence de Babo, celui-ci a pu "tomber le masque" et redevenir M. Babolat, enseignant de Biologie au lycée.

Il a témoigné de son activité de clown en maison de retraite depuis un an et demi et expliqué comment ce personnage permet de "fracasser les distances" entre lui et les résidents.

Le visionnage de séquences avec des personnes âgées a mis en évidence cette autre manière d'entrer en contact grâce aux sourires, aux mains tendues, aux dialogues parfois surréalistes, aux regards, aux jeux de séduction même... Tout cela montre un grand besoin de tendresse. M. Babolat a souligné comme il est important de rester dans le moment présent lors de ses interventions, pour évacuer le sentiment de pitié qui peut naître parfois.

Capture

Les élèves ont pu poser toutes leurs questions sur la différence entre le clown de cirque et le clown de théâtre, le genre du clown (y a-t-il des clowns femmes ? Mais oui !)...
Et est-ce que cela sert à quelque chose ? L'arthérapie est-elle efficace ?

En tout cas, il semble que cela apporte un certain bien-être ; et en cela, on rejoint la définition de la santé donnée par l'OMS : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. ».

Les élèves et les enseignants ont beaucoup apprécié ce moment de partage : "émouvant", "touchant", "il y a de la vie là-dedans", "c'était beau"...

Les élèves de MCAD avaient déjà eu la chance de vivre cette expérience et avaient eux aussi été très enthousiastes.

J. Descoings et J. Tarayre