Le lundi 2 Mai 2016, les élèves de l'AS escalade se sont lancés dans un périple à travers le Caroux.
Leur combat avec la montagne commença vers 10 h, lorsqu'ils s'élancèrent avec hardiesse dans l'ascension d'une pente dont nul ne sortit jamais entier.
Ils luttèrent pendant deux bonnes heures et arrivèrent au sommet. Ils purent alors goûter à un moment de repos. Enfin ils ont goûté quoi.
Nos voyageurs entamèrent alors la suite de leur formidable ascension et après avoir redoublé d'efforts, ils purent ensuite se restaurer avant de pouvoir continuer leurs pérégrinations. Celles-ci se poursuivirent jusqu'à une source d'eau pure qui emplit leurs gourdes vides bien rapidement.

CabaneAprès être parvenus au village de Caissenols-le-Haut, ils gravirent encore quelques rochers et purent admirer le petit vallon dans lequel était niché le trésor patrimonial de Caissenols-le-Bas.
Ils établirent leur campement dans une petite clairière non loin d'une rivière et après avoir soulevé, tranché, découpé, attaché et recouvert, leurs visages se figèrent de stupéfaction : ils avaient bâti là une œuvre mémorable qu'ils décidèrent de nommer (allez savoir pourquoi ?) : la Cabane. Ils firent un feu, déballèrent leurs provisions et après avoir profité de plusieurs moments tous plus chaleureux les uns que les autres, allèrent se coucher, fatigués mais heureux.

escalade1Le lendemain, tous furent réveillés par M. Manresa.
Celui-ci dut motiver ses troupes au son des trompettes avant de les inviter à se remettre en route dans de nouvelles épreuves, toutes plus ardues les unes que les autres.
Au prix de maints efforts, ils purent admirer des mouflons, dont les bonds endiablés semblaient être une provocation directe adressée à nos voyageurs.
Ils traversèrent alors un large plateau où le vent semblait venir de la main du dieu Eole lui-même et lorsque la colère du Dieu fut enfin apaisée, ils purent disposer d'un maigre repas. En effet, nul besoin de les tenter, il fallait continuer.

RappelIls descendirent alors avec fougue le versant opposé de ce mont escarpé et lorsque le petit village d'Héric fut enfin atteint, ils comprirent qu'ils l'avaient fait.
La descente des Gorges d'Héric fut pour eux un véritable réconfort et c'est le visage épanoui qu'ils purent se rassembler sur le pont où les attendait la dernière épreuve : la descente en rappel. Attachés à une corde, ils descendirent courageusement plus de 28 mètres dans le vide, du pont jusqu'à la petite rivière située en contrebas.
Cet acte héroïque fut accompli par tous et c'est les jambes fatiguées de tant d'efforts mais les visages heureux de ce qu'ils avaient vécu ensemble qu'ils rejoignirent le lycée Jean-Moulin avant de rejoindre un bon fauteuil au coin du feu dans leurs douces chaumières.

Tristan Waag