Journal électronique du LPO Jean-Moulin


Webradio : Les 1ES2 nous parlent du harcèlement

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Restitution d’expérience : l’accueil de la 1ere L au Théâtre des Franciscains

Tout d’abord un grand merci adressé de la part des accompagnatrices et des élèves de la 1ere L du LPO Jean-Moulin de Béziers, au Théâtre des Franciscains, à Aurélie Macia, à la Compagnie Rhapsodies Nomades, pour la chaleur de leur accueil, la gentillesse et la bienveillance avec lesquelles ils ont tous partagé avec nous leur expérience humaine et professionnelle dans l’univers du théâtre. Cette restitution d’expérience est la synthèse collective la plus fidèle possible des impressions et des analyses de toute la classe de  1ere L, de tout ce qu’ils ont pu dire et avoir envie de dire après ces deux matinées au théâtre.

F. Lubac-Quittet, B.Pau, C.Labat

Toute notre classe a été accueillie par l’équipe des Franciscains. Aurélie Macia, Responsable du Théâtre des Franciscains, Chargée de projets, Équipements Culturels, nous a présenté les lieux et nous a accompagnés dans les salles de répétition où se déroulent les ateliers des artistes en résidence qui viennent travailler au théâtre des Franciscains ; c’est elle qui a accompagné notre démarche et qui nous a également mis en présence des journalistes venus assister au filage de la Compagnie Rhapsodies Nomades, avec laquelle nous avons eu la chance de partager deux demi-journées de travail et d’approche de leur projet théâtral. La troupe travaille depuis plusieurs années sur l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la Nuit. Leur choix a consisté à travailler sur une sorte de tryptique ; il y a d’abord eu un spectacle sur l’expérience de Bardamu lors de la Grande Guerre, puis un spectacle sur la partie du roman dédiée à l’expérience de Bardamu en Afrique. Aujourd’hui, la troupe, sous la direction de Chloé Desfachelle, travaille en résidence sur la découverte de l’Amérique par Bardamu, son retour à Rancy, dans un « voyage » dans les profondeurs de l’humain, une sorte d’immersion dans les tréfonds du corps social, ses pérégrinations dans le milieu de la nuit, des artistes, au sein du cinéma Le Tarapout, avec ses comparses Parapine et Robinson. Ce spectacle ce sera Qu’on n’en parle plus. Ce sont les derniers mots du roman de Céline.

Après un accueil chaleureux, la metteuse en scène Chloé Desfachelle et le comédien qui incarne Bardamu, Antoine, nous ont pris en main, avec Mme Lubac-Quittet, Mme Pau et Mme Labat. Nous avons été séparés en deux groupes, compte tenu de notre nombre. Le comédien et la metteuse en scène nous ont fait pratiquer des échauffements, des étirements, des exercices de respiration, d’échauffement de la voix. Ensuite nous avons été amenés à travailler chacun une ou deux phrases des textes retenus. Ces textes avaient été travaillés en classe avec Mme Lubac-Quittet ; celle-ci s’est entendue avec la metteuse en scène pour mettre l’accent sur certains extraits : le passage étonnant du comptage des puces par Bardamu, encore en quarantaine sanitaire avant son arrivée à New York, le passage où il découvre les rues sombres de Broadway, ses cinémas et la vision éblouissante des Américaines et le passage où il est engagé tout-à-fait par hasard dans un cinéma- Music-hall, à Paris, le Tarapout, alors qu’il a quitté Rancy, sa misère, et ses activités de médecin et qu’il est un peu déboussolé.

Les premiers échauffements terminés, nous avons été invités à travailler en petits groupes de quatre ou cinq : il s’agissait de choisir des extraits qui nous attiraient plus que d’autres, et de proposer une lecture des extraits à plusieurs voix, avec une mise en espace. Nous avons beaucoup apprécié cette partie de l’atelier. Les plus timides, ceux qui n’osent pas parler et n’aiment pas être regardés, ont eux aussi convenus que le comédien et la metteuse en scène les avaient mis en confiance, les avaient aidés à dépasser un peu la crainte du regard des autres. Ce n’est pas du tout évident de lire devant quelqu’un ou de « jouer » quelque chose. Cela nous a aussi fait réfléchir sur le travail du metteur en scène et du comédien sur l’appropriation des textes ; la metteuse en scène et Antoine nous ont dit qu’ils travaillaient sur ce texte depuis environ trois mois ; pour Antoine, c’est un énorme travail de mémorisation, car il est seul avec le texte ; il nous a carrément dit que certains passages lui posaient encore problème et on a vu en filage qu’à certains moments, il avait besoin de travailler avec le texte. Finalement, avec ces ateliers, on imagine un peu mieux tout le temps qu’il faut pour arriver au spectacle fini. Et encore, Chloé Desfachelle nous a bien dit que chaque représentation était en évolution, avec des variations dans le jeu, dans ce qui se passe dans la salle. La troupe ne va pas tarder, après sa sortie de résidence au théâtre des Franciscains du 6 décembre 2017, à commencer ses représentations à Toulouse.

Donc nous avons tous expérimenté ces ateliers et nous avons senti qu’ils étaient tous les deux passionnés ; cette passion était communicative ; alors finalement, nous nous sommes pris au jeu ; certains d’entre nous ont même proposé des pistes pour une mise en espace : des déplacements par exemple, des manières de s’adresser au public, une façon de faire voir ce qu’on pensait pendant qu’on écoutait les autres lire; nous avons tous retenus les conseils de respiration, et compris qu’au théâtre, le regard, l’adresse au public sont des choses très importantes. Nous avons recommencé les lectures en tenant compte des encouragements et des conseils. Il faut recommencer pour améliorer, chercher des choses, c’est presque à l’infini. Nous avons en général compris que cette expérience pouvait aussi nous aider à d’autres moments de nos vies, au lycée ou ailleurs.

La deuxième partie de la matinée, dans ces ateliers, a consisté ensuite à descendre tous ensemble dans la salle de théâtre des Franciscains. Aurélie Macia nous y a rejoints. Chloé Desfachelle nous a laissé découvrir les coulisses, le plateau, (on a regardé travailler les techniciens de la régie et les musiciens assis sur le plateau en silence, au milieu des câbles, des projecteurs encore en réglage) et on a découvert bien entendu la salle, avec son organisation et son poste de régie tout en haut, au centre des sièges des spectateurs. Chloé Desfachelle nous a expliqué la différence entre la configuration de cette salle des Franciscains et celle du théâtre de Béziers, en précisant que les salles à l’italienne permettaient aussi au public de « se montrer », de voir les autres et d’en être vus ; comme si le spectacle était avant tout dans la salle ; les moins riches étaient forcément en bas, dans ces salles à l’italienne, ou au « Paradis », tout-en-haut des gradins, dans d’autres types de salles de théâtre.

 Elle nous a incité à regarder les filages de plusieurs endroits dans la salle, pour varier nos points de vue, avoir une autre perception du plateau. Certains d’entre nous ont dit qu’ils préféraient être dans le champ du comédien, à proximité, pour bien voir les visages, les corps, pour être bien enveloppés par les sons ; d’autres au contraire préfèrent avoir une vision d’ensemble. Mais c’est vrai qu’on ne voit pas la même chose, selon la place qu’on occupe. Finalement Chloé Desfachelle nous a initié à une sorte d’Ecole du spectateur, en nous présentant tous les corps de métier qui interviennent pour qu’un spectacle vivant existe : le metteur en scène, les comédiens, les musiciens, les régisseurs lumière, son, toute l’équipe administrative qui travaille autour de la production d’un spectacle ; Aurélie Macia a précisé aussi ces rôles liés à l’activité du Théâtre des Franciscains ; pour qu’un spectacle existe, il faut beaucoup de monde, y compris des spectateurs, et tout le monde ne travaille pas dans la lumière.

Cette discussion avec la troupe nous a également permis de connaître des mots de vocabulaire technique utilisés au théâtre et de regarder avec attention des éléments qu’on ne voit pas toujours dans le détail : le travail des lumières, du son produit en direct par les trois musiciens, la nature et la place des objets sur le plateau, le choix des costumes. Il y a énormément de choses à percevoir et à observer. La metteuse en scène a d’ailleurs parlé plusieurs fois de l’attention et du silence des spectateurs : c’est quelque chose qui influence l’atmosphère du spectacle, qui peut même changer le jeu du comédien qui ressent tout. Des spectateurs occupés à autre chose, cela peut vraiment gêner la concentration des comédiens et de l’équipe en régie, et les autres spectateurs. Certains d’entre nous ont vraiment aimé le moment où la salle toute noire s’éclaire et montre le plateau. C’est un moment que certains trouvent un peu magique. On est là, bien calés dans les sièges, et ça commence.

Tous ces éléments que nous avons observés séparément, pendant que tout le monde s’activait dans les préparatifs, nous les avons vus s’organiser ensuite, puisque nous avons pu assister au cours des deux matinées à deux filages d’une vingtaine de minutes sur les extraits que nous avions nous-mêmes travaillés en classe et en ateliers aux Franciscains. Notre vision en a été changée, parce que nous avions affaire à un roman, quelque chose qu’on lit en général en silence dans sa tête, et ce roman est devenu du théâtre sous nos yeux, quelque chose de vivant et de concret. Nous avons compris que le passage du roman au plateau supposait une sorte de réécriture.  Chloé, Antoine ont visiblement beaucoup réfléchi au roman de Céline : que garder, que changer, que mettre en valeur ? Quel passage réécrire pour en faire un dialogue à plusieurs? Quelle atmosphère privilégier ? Quel rythme choisir pour les différentes expériences de Bardamu ? Quelle lumière ? Quel son ? Comment jouer Bardamu ? Avec quels gestes, quelles intonations ? Quelle vision est-ce que le personnage nous transmet de la scène des puces ? De sa vision des femmes américaines ? Des rues misérables et des lumières de New York ? Comment est la chambre d’hôtel misérable dans l’immense hôtel où il se perd et où il continue à avoir trop faim ?

Nous nous sommes rendu compte des choix de la metteuse en scène. Il y a eu le choix très important de la musique produite en direct ; il y a en effet trois musiciens qui sont présents, entourés de plusieurs instruments : saxophone, clarinette, piano, banjo ; le fil rouge de leur musique est en lien avec le jazz de cette époque-là, mais ils sont aussi le cri des mouettes, le signal du bateau qui arrive du large, les chants de la troupe des danseuses anglaises du Tarapout, les pensées et les émotions de Bardamu quand il est tout excité à Broadway ou tout seul dans sa chambre d’hôtel, qu’il a trop faim, ou quand il rumine sur la misère des hommes, leur ennui, leur besoin de se divertir. Certains élèves ont trouvé que la présence des musiciens gênaient parfois la parole du comédien, d’autres au contraire ont dit que cette musique faisaient naître d’autres images et exprimaient plein de choses, comme lorsque Bardamu évoque les chansons gaies des danseuses anglaises, qui finalement donnent envie de pleurer ; à ce moment-là les musiciens proposent une version assez drôle d’un air nostalgique, qui produit un effet comique. Les musiciens nous ont dit qu’ils n’avaient pas forcément l’expérience du théâtre avec leurs formations et leurs groupes, mais qu’ils avaient trouvé leurs places parce qu’ils travaillaient aussi sur le plateau avec Antoine ; en proposant des choses. Il y a une part de jeu de comédiens dans leur présence, dans leur façon de jouer avec les instruments, d’être avec Bardamu, ou de se déplacer sur le plateau.

Pendant le filage, nous avons aussi compris qu’au théâtre, avec un plateau presque nu, la lumière et quelques objets, on peut créer un décor, installer une ambiance : sur le plateau il y avait un banc, qui a servi de banc, de lit, de porte, de piédestal pour le rôle de Pacha que tient Bardamu, quand il reste à rêver sous « les projections opalines » ; il y avait aussi un petit échafaudage, qui  a été un bateau arrivant à quai, un immeuble, une manière de créer l’ombre portée d’un gratte-ciel avec l’aide de la lumière ; même le piano des musiciens, avec plein d’instruments accrochés, est devenu un comptoir pour l’accueil des migrants, puis un comptoir d’hôtel, un comptoir de bar. Pour les costumes, c’était un peu pareil pour Antoine et les musiciens: ils étaient sobres, en cours de création, mais ils faisaient quand même penser à l’Amérique des années 20 ; Antoine est passé du débardeur à la chemise, a changé parfois de veston en cours de filage. Nous avons pu voir que le comédien Antoine jouait lui-même avec ces objets, les manipulait pour les transformer en autre chose ; il occupait l’espace du plateau mais aussi de la salle, comme lorsqu’il s’approche au plus près des spectateurs pour leur adresser les réflexions de Bardamu sur le besoin que nous avons tous d’être divertis, amusés pour éviter de penser à ce que nous vivons. Le comédien était parfois immobile, parfois en mouvement : grands gestes, sauts, pas de danse, petits pas pressés quand il mime sa course dans les couloirs de l’hôtel derrière le garçon d’étage. Sa voix aussi variait en intensité et en rythme, en fonction de la tonalité des extraits ou de la musique.

On a senti que la metteuse en scène avait exploré tous les registres différents de Voyage au bout de la nuit : selon elle, c’est un roman où l’écriture de Céline n’est pas encore figée, où il explore différents niveaux de langue, différentes atmosphères ; c’est vrai qu’il y avait des moments très lourds, tristes, des moments poétiques, lyriques, mais il y avait aussi parfois beaucoup d’humour, de gaieté, de légèreté même, où les deux choses en même temps.

Mme Lubac-Quittet nous a dit qu’il était possible que cette expérience se renouvelle. Affaire à suivre, donc !!!!

Voir l'ensemble des photos : Cliquer ici

La classe de 1ere L du LPO Jean Moulin de Béziers

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La justice : activités en Littérature et Société

Les élèves de 2de3, dans le cadre de leur enseignement d'exploration "Littérature et Société" ont pu assister à une audience du Tribunal correctionnel de Béziers. Quelques jours plus tard ils ont eu la chance de rencontrer la juge, Mme Ougier, et pouvoir lui poser de nombreuses questions. La classe a sélectionné, après un comité de lecture, quelques écrits sous forme d'articles de presse et d'autres qui sont plutôt des écrits de reflexion sur la justice à partir du débat mené en classe.

AFFAIRES DE JUSTICE

 Avec ma classe de seconde de mon lycée, nous avons effectué une sortie au tribunal le lundi 27 novembre 2017 en début d’après-midi, nous avons vu toutes sortes d’affaires, plus précisément des affaires liées aux affaires de stupéfiants.

La première affaire que nous avons vu était celle un homme qui avait volé dans un centre commercial deux ordinateurs, qu’il voulait ensuite revendre car il n’avait pas assez d’argent afin de subvenir aux besoins de sa famille. Cet homme avait déjà eu affaire à la justice pour des délits similaires, il risquait donc de la prison ferme. Mais avec les explications de celui-ci et son avocat l’ayant bien défendu il a donc eu 18 mois de prison avec sursis.

La seconde affaire concernait un homme qui avait frappé un agent de sécurité sans aucune raison il y a de ça plusieurs années mais son affaire a été mise de côté pour manque de preuves à son égard. Il a donc eu une seconde chance car d’après la juge, l’homme aurait refait sa vie et donc il ne mérite pas la prison ferme, il a donc eu du sursis avec une peine de 6 mois et 800 euros.

La troisième affaire parlait d’un homme qui, lors d’un contrôle avait sur lui 65 grammes de cannabis. Cet homme avait 18 ans au moment des faits il n’a donc eu aucune peine seulement un avertissement puisqu’il fait des études d’apprenti maçon.

Les autres affaires étaient encore des affaires de stupéfiants.

Alya-Nora Martinez 2nd3

Affaire des 150 kg d’herbe de cannabis transportés par un jeune Espagnol

Vendredi 24 novembre 2017, un jeune Espagnol a été arrêté pour avoir transporté 150 kg d’herbe de cannabis.

Lundi 27 novembre, il a été placé en détention provisoire en attendant son jugement le 31 janvier 2018, malgré le fait que son avocate, Annabelle Soyer, ait demandé à ce qu’il ne soit pas placé en détention. Elle a aussi demandé du temps pour pouvoir présenter la défense de son client qui nie tout ce qui l’accuse.

Il est père de deux enfants et il est le seul à travailler. Sa maison a été saisie. Il est chauffeur routier international et il ne travaillait avec cette entreprise que depuis trois mois. Une enquête du côté espagnol a été ouverte pour connaître l’importance de ce trafic. Les élèves d’une classe de seconde du lycée Jean-Moulin assistaient à l’audience et lorsqu’ils sont sortis, ils étaient assez choqués de cette affaire car le jeune homme de 28 ans était en pleurs pendant tout le long de la comparution ce qui les a aussi beaucoup émus.

C.G

Hérault: quatre mois d'emprisonnement et deux ans de mise à l'épreuve pour un vol d'ordinateurs portables.

Suite à un vol d'ordinateur portable, M A.M a été jugé au tribunal de Béziers le lundi 27 novembre 2017. L’accusé a immédiatement reconnu les faits, et déclare avoir volé les ordinateurs portables le 23 novembre afin de les revendre et ramener de l'argent au domicile familial.

Le prévenu n'a pas de travail, il est hébergé par sa femme avec qui il a un enfant de trois mois. Il dit d'ailleurs regretter ses actes, mais a déjà commis plusieurs méfaits avant et cela ne joue pas en sa faveur.

D'ailleurs, nous pouvons constater que dix-sept jours avant d'avoir commis son acte, il venait tout juste de sortir de prison suite à un vol. Le procureur réclame six mois de prison, et quant à son avocat, il demande de ne pas le mettre en prison dans l'immédiat et de l'aider grâce à des associations à trouver un travail.

Mr A.M a été jugé coupable de l'infraction, et a reçu quatre mois d'emprisonnement ainsi que deux ans de mise à l'épreuve.

A.B.


Réflexion sur la justice

 Beaucoup d’entre nous critiquons ou approuvons les choix pris par la justice lorsque celle-ci exerce son pouvoir.

 Mais la justice est-elle juste ?

 Une question qui semble contradictoire car la justice est habituellement faite pour être juste. Nous en avons débattu en classe et en avons conclu que la justice était juste pour ce qui est de calculer les peines en fonction du délit. Mais qu’elle ne prenait pas tout le temps en compte la situation sociale de l’accusé, surtout lorsqu’il s’agit de payer une somme importante et que la personne n’en a pas les moyens. Ce qui rend la justice injuste.

Mais suite à notre entretien avec la vice-présidente du tribunal, Madame Ougier, celle-ci nous a expliqué que la justice, suivant le délit, faisait de son mieux pour adapter la peine à la situation sociale de l’accusé. Mais qu’il ne fallait pas négliger que celui-ci est responsable de ses actes et doit en assumer les conséquences. Elle ne peut donc pas toujours lui être favorable.

E.R

La justice est-elle juste?

La classe de seconde 03 du lycée a eu l'occasion de voir une audience correctionnelle le 27 novembre 2017, au palais de justice de Béziers. La question qui se pose aujourd'hui c'est "La justice est-elle juste ?".

Tout d'abord il est bon de faire la différence entre un bon juge et un mauvais juge. Un juge peut mal juger en étant trop sévère envers le coupable ou au contraire qu'il soit trop laxiste.

Deux cas de figure se posent toujours à la fin d'une audience au moment où le juge donne la sentence au coupable. D'un côté, ceux qui se réjouissent et de l'autre, ceux qui manifestent leur mécontentement. Il y a les personnes qui se réjouissent, ce sont ceux qui ont gagné le procès et ceux pour qui la justice a été rendue, la justice est équitable. Et il y a l'autre groupe de personnes, ceux qui ont perdu le procès, ceux pour qui la justice n'est pas toujours juste.

Je pense que la justice est juste ou injuste en fonction du point de vue et des affaires.

Nous avons vu passer l'affaire d'un homme qui avait battu un agent de sécurité pour voler sa voiture il y a de ça des années, ce dernier n'a pas eu de prison ferme, car entre temps Monsieur G. a refait sa vie et s'est construit une situation stable. Pour Monsieur X, la victime des coups portés par monsieur G., la justice n'a pas été rendue.

Madison Salomé, 2gt03.

 

La justice est-elle juste ?

Après la sortie du 27 novembre 2017 au Palais de Justice, nous avons eu la chance d’avoir un entretien avec la présidente du tribunal, Claire Ougier, qui est venue à la rencontre de notre classe, au lycée.

Je vais me servir de ces événements pour répondre à la question « la justice est-elle juste ?», une question qui semble contradictoire.

J’ai vu pendant l’audience que la juge ne prenait pas seulement en compte les crimes commis par l’accusé mais aussi leur vie actuelle et leur situation familiale pour prendre la décision la plus juste possible.

Par exemple, la troisième affaire à laquelle nous avons assisté était celle de M. G., un homme inculpé pour vol de voiture, il a aussi vu le propriétaire de cette voiture se faire frapper par quatre de ses acolytes sans intervenir.

La juge nous a expliqué qu’aujourd’hui M. G. avait la garde de ses enfants, une situation stable et un travail.

C’est un homme qui a appris de ses erreurs, donc lors de son procès cela a été pris en compte.

Je trouve cela très juste de punir l’accusé en fonction des délits commis mais aussi de leur situation actuelle sans oublier bien sûr de rendre justice aux victimes.

Mais la dernière affaire à laquelle nous avons assisté m’a aussi beaucoup marqué.

Un homme espagnol a été arrêté en possession de 150 kilos d’herbe de cannabis dans son camion. Le prévenu a demandé à être jugé plus tard mais la présidente ne le laissera pas en liberté entre temps. Il devra rester enfermé en France. Cet homme a un casier vierge et toute sa famille se trouve en Espagne. Il risque jusqu’à dix ans de prison, dix ans où deux enfants grandiront sans connaître leur père ; un de tois mois et un de huit ans.

Je pense que c’est injuste, c’est un homme gentil qui a commis une erreur.

Tout le monde devrait avoir droit à une seconde chance.

En conclusion, pour que la justice soit juste, cela dépend de la situation de l’individu accusé, de son casier et du genre de personne qu’il est.

N.B.

La Justice est-elle juste ?

Si la Justice était parfaitement juste la question ne se poserait pas.

La Justice se doit d'être car elle pose les bases d’une société et organise les rapports entre ses membres. Elle fixe des limites et permet d’agir librement dans ces limites pour que les individus d’une société restent en cohésion.

La Justice reste quelque chose de subjectif, sa justesse peut être remise en question selon la manière dont elle est rendue et elle dépend du point de vue personnel d’un individu confronté à celle-ci ou de celui qui assiste au jugement.

Si la Justice se veut juste, égale et impartiale elle doit tout de même se rappeler qu’elle est une institution créée par les Hommes pour les Hommes.

Si des individus naissent libres et égaux en droit, la Justice devrait faire honneur à ce propos mais malgré les classes sociales multiples, les inégalités sociales par exemple l’égalité homme-femme, les nombreux cas particuliers et les différents idéaux individualistes ; ceci s’avère très difficile.

Les lois qui constituent la Justice sont aussi parfois mal faites et desservent parfois ceux qui en ont besoin car ils subissent des inégalités. Mais la loi qui se veut égale ne les prend pas en considération.

Par exemple, une personne aisée pourra se payer un avocat compétent alors que quelqu’un qui n’a pas forcément les moyens sera défendu par un commis d’office qui sera peut-être peu concerné par le dossier.

Les amendes fixées sont aussi souvent très élevées, voir trop élevées car certains vont devoir payer toute leur vie et rembourser leurs dettes, conséquences de l’amende, en prenant compte qu’ils ont aussi sans doute des obligations familiales.

La Justice est donc un idéal qui diffère d’une personne à l’autre, personne qui selon son milieu social, sa culture, ses valeurs et l’objet de sa confrontation à la justice aura un point de vue différent de celui d’un individu qui ne partagera pas de similarité avec elle.

La justice est en perpétuelle évolution car ses acteurs et l’époque dans laquelle elle est rendue sont toujours en recherche de l’idéal de la justice pour tous les hommes.

Annabelle QUATTRINI

La justice est elle juste?

 Beaucoup de personne estime que la justice n’est pas juste. Pourtant on retrouve le mot «juste» dans «justice». On pourrait se dire que c’est étrange de dire qu’elle ne l’est pas alors qu’elle a été crée pour l’être. A travers cet article nous allons nous poser la question «la justice est elle juste?»

On peut commencer en disant que la justice a été inventée pour être juste envers les personnes jugées et les fautes commises, c’est donc contradictoire de dire qu’elle ne l’est pas. Dans la classe la majorité des élèves répondent à cette question en disant qu’il ne la trouve pas juste. Les causes de ces réponses sont l’avocat qui n’est pas toujours efficace notamment ceux commis d’office, autre raison certaines peines ne seraient pas adaptées à la personne. Pour finir les peines prononcées se basent sur les antécédents judiciaires de la personne qui n’ont aucun rapport avec leur faute actuelle. Puis d’autres personnes vont juger que la justice remplit bien son rôle. Pour eux elle se base sur l’acte commis pour juger l’accusé, mais aussi sur son passé et sa situation actuelle. Pour que la peine soit ajuster à la personne. Parfois les peines sont tellement lourdes que l’on peut trouver cela injuste et rejeter la faute sur le juge et le procureur qui ne font qu’appliquer la loi. Les conditions dans lesquelles la faute a été faite compte aussi pour le jugement final donc c’est une chose juste où tout a été pris en compte. Alors pour eux la question ne se pose pas c’est une évidence qu’elle est juste.

Pour conclure on peut dire que c’est un débat où il ni y aura jamais une réponse commune car chacun a ses pensées vis à vis de la question. Chacun est libre de penser ce qu’il veut et de répondre à la question comme il l’entend.

TOUSSAINT Selaï

2ndGTO3

Le projet danse des 3 PP1

Mercredi 31 janvier 2018, les élèves de 3ème Prépa Pro ont eu la chance de vivre deux heures d'atelier avec Maher, artiste malgache et Liso des townships d'Afrique du Sud, pour partager des danses traditionnelles.
Une immersion corporelle dans des cultures inscrites dans la riche diversité humaine, faite de patrimoine, d'identité et de métissage. 
Merci aux artistes de Lenga et à Anaïs Escriva du théâtre Sortie Ouest.
Quand le corps parle... Les langues se délient... !

P. Prim

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Finale académique de Futsal : Les Filles Championnes d’Académie

Malgré quelques absences, les filles sont devenues championnes d’académie de Futsal mercredi 31 janvier 2018 au lycée Jean-Moulin.

Deux victoires sur Saint-Chély 4-1 et Carcassonne 9-1 qualifient notre équipe pour les Inter-Académie qui se dérouleront le 14 février à Toulouse.

Bravo à toutes les joueuses qui, par leur technique et leur engagement, ont largement dominé leurs adversaires.

Attention la marche sera plus haute le 14 février, on compte sur elles et sur leur sérieux pour gravir dernière étape avant le championnat de France.

E. Jalby

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La chronique météo : Un mois de janvier historique

Des records sont tombés en ce premier mois de l'année 2018 sur de nombreuses villes françaises qui n'avaient pas connu de janvier aussi doux depuis 1900 ! Parmi ces villes, on peut citer Nancy ou encore Montpellier.


Au plan national, janvier est également le plus chaud depuis 1900 avec un excédent de plus de 3°C par rapport aux normales.
Du côté du ciel, c'est également une pluie de records pour de nombreuses régions avec des cumuls pluviométriques supérieurs de près de 80% par rapport aux normales.
Pour le Biterrois, la douceur s'est également imposée avec un excédent sur la moyenne de 3,7°C. Par contre, les pluies furent plus raisonnables avec 75 mm soit un surplus de 25%. Ces cumuls sont en revanche beaucoup plus élevés sur le nord et l'est du département.
Pour affronter la froidure de la semaine à venir, Météo Jean Moulin vous incite donc à relire les quelques lignes détaillées du si doux bilan météo de janvier en cliquant sur le lien ci-après : bilan de janvier


Bon vent à tous,
Thierry Géhin
Météo Jean Moulin

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